Programme des chameaux pour l’adaptation au changement climatique (Projet ICMP)

Aperçu des projets:

Pays

Kenya

Nom du projet:

ICMP

État du projet

terminé

Durée:

Début: 01.01.2013
Fin: 31.12.2015
35 mois

Budget

CHF 300’000

Financé par

Biovision

Zone du projet

Sujets

Tags

Contexte du projet

e projet peut être considéré comme un complément au projet CARES . on but principal est de mener une étude sur l’impact de l’élevage des chameaux sur la nutrition et sur le niveau de vie des gens vivant dans le nord-est du Kenya. Sur la base des résultats intermédiaires, de nouveaux projets ont déjà été élaborés dans le domaine de l’élevage des chameaux – des projets qui sont mieux adaptés aux besoins des gens et qui seront plus efficaces. Par exemple, un projet est en cours qui vise à soutenir la commercialisation et la transformation du lait de chamelle dans le style du projet VSF-Suisse actuel au Mali. Les bénéficiaires apprennent, à l’aide d’un manuel qui est en cours d’élaboration, à transformer le lait de chamelle afin de prolonger sa durabilité Pendant des sécheresses, une durabilité plus longue du lait stocké à la maison peut faire la différence entre vie et mort. Le surplus du lait est transformé en produits laitiers divers, qui seront commercialisés via un réseau de vente.

Puisque la durée de gestation des chamelles est d’environ une année, l’étude va être conduite pendant 2 ans pour pouvoir considérer l’impact d’un plus grand troupeau ou l’usage d’un veau. Aujourd’hui, un bilan positif peut déjà être observé: en particulier dans la communauté des Massai, on observe une réorientation de l’élevage vers les chameaux. Les Massai sont traditionnellement des éleveurs de vaches. Ils ont longtemps mal considéré le chameau, souvent tenu responsable des sécheresses Entre temps, cette perception a fortement changé. Surtout dans les régions proches de la frontière tanzanienne, des groupes Massai utilisent les chameaux pour pouvoir profiter de l’essor du marché du lait de chamelle.

Un deuxième pilier du projet s’occupe du développement des services liés à la santé des chameaux Ainsi, VSF-Suisse élabore en collaboration avec la Kenya Camel Association des modules de formation se référant à des sujets de santé animale divers. Dans le futur, ces modules seront utilisés pour former les vétérinaires locaux et les vétérinaires auxiliaires et pour élargir leur connaissance aux chameaux Ainsi le service vétérinaire des chameaux est renforcé et la santé des chameaux est améliorée de manière durable.

Il va de soi que VSF-Suisse continue aussi à soutenir les éleveurs des chameaux. Surtout des communautés qui n’ont pas de tradition dans l’élevage des chameaux peuvent profiter des formations, des modules et d’un soutien constant.

 

Projet:

Selon les experts, les effets du changement climatique vont particulièrement toucher l’agriculture en Afrique. Les zones arides et semi-arides – qui couvrent aujourd’hui déjà plus de 70% du terrain kényan – vont encore s’étendre. Les sécheresses et les inondations de plus en plus fréquentes rendront impossible la survie des agriculteurs et des éleveurs, à moins qu’ils ne s’adaptent aux circonstances changeantes.Des vagues de chaleur, des sécheresses et des inondations toujours plus fréquentes vont rendre impossible la survie des agriculteurs et des éleveurs – à moins qu’ils ne s’adaptent aux nouvelles conditions.

L’agriculture est difficile dans les zones arides C’est pour cette raison que les gens se tournent de plus en plus vers l’élevage, qui est cependant limitée elle aussi: les bovins ne trouvent pas assez de nourriture et ne survivent que peu de temps sans eau. De surcroît, une courte période de stress suffit pour qu’elles ne produisent plus de lait.

Le dromadaire, en revanche, est très bien adapté à ce climat rude et inhospitalier. Il représente à plus d’un titre une alternative intéressante aux cheptels bovins. Contrairement aux vaches, les camélidés produisent du lait même durant les périodes de sécheresse et ont besoin de beaucoup moins d’eau. De plus, le lait de dromadaire est riche en vitamines C et en minéraux, et ils mangent même les feuilles des arbres épineux, comme celles des acacias. Leur lait gras couvre plus de la moitié des besoins caloriques quotidiens dans de nombreuses communautés pastorales. En outre, les chameaux sont des animaux de charge appropriés et des fournisseurs de viande. Leurs semelles douces et en type de plaque épargnent également les sols et les plantes.

Ainsi, les camélidés peuvent jouer un rôle-clé dans la survie de milliers de personnes. C’est la raison pour laquelle VSF-Suisse soutient le passage progressif de l’élevage de bovins à celui des dromadaires. En conséquence, nous avons notamment lancé des formations et des campagnes de sensibilisation sur l’entretien des camélidés, l’hygiène laitière et sa transformation.