Renforcer la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance et la protection des populations agropastorales

Contexte

Les principales parties prenantes à l’Accord revitalisé pour la résolution du conflit au Soudan du Sud de 2018 (R-ARCSS) ont finalement formé le 22 février 2020, le gouvernement d’unité nationale de transition du Soudan du Sud (T-GONU). Cet événement marque le début d’une période de transition de 36 mois qui se terminera par des élections nationales. La formation du T-GONU a fait naître l’espoir pour les plus de 1,5 million et 2,5 millions de Sud-Soudanais, respectivement déplacés et réfugiés, de retourner dans leur pays d’origine et de commencer à reconstruire leur vie et leurs moyens de subsistance. Dans le pays, quelque 7,3 millions de personnes sont confrontées à des problèmes liés à leur bien-être physique et mental en raison de l’impact de diverses catastrophes naturelles ou provoquées par l’homme.

Le Soudan du Sud et sa population continuent de souffrir des conséquences d’années de conflit, de la violence, des investissements limités dans le développement, de la mauvaise production, des parasites et des maladies, des catastrophes dues au climat, des mauvaises politiques macroéconomiques, de la diminution des revenus pétroliers et des perturbations du marché ; autant de facteurs qui ont concouru à condamner une grande partie de la population à une spirale de la faim et de la misère. Bien qu’ils soient riches en ressources naturelles, l’indice de développement humain du pays est parmi les plus mauvais au monde, Près de la moitié des pays (78) ont des besoins importants liés à l’insécurité alimentaire, à la protection, à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène (WASH), à l’éducation et à la santé, entre autres.

Selon des études et des rapports récents des Nations Unies, l’insécurité alimentaire est le principal facteur à l’origine du nombre de personnes dans le besoin. Près de 6,4 millions de personnes, soit 54 % de la population, étaient en situation d’insécurité alimentaire aiguë en août 2019. Ce nombre a été ramené à 5,29 millions (45,2 % de la population) en janvier 2020 et devrait se dégrader à nouveau pour atteindre 6,01 millions de personnes (51,4 % de la population) en avril et 6,48 millions de personnes (55,4 % de la population) au plus fort de la période de soudure en juillet 2020. La prévalence de la malnutrition aiguë globale (MAG) chez les enfants est passée de 13 % en 2018 à 16 % en 2019, dépassant le seuil d’urgence mondial de 15 %. Selon le rapport cité ci-dessus, plus de 1,3 million d’enfants de moins de cinq ans devraient souffrir de malnutrition aiguë en 2020. Plusieurs études ont montré que les besoins sont étroitement liés entre les différents secteurs, par exemple la malnutrition aiguë est attribuée à la persistance d’une forte insécurité alimentaire, à la mauvaise qualité et au manque de diversité des aliments, à la mauvaise qualité de l’eau ainsi qu’à une morbidité élevée due à un système de santé défaillant.

L’IPC publié en février 2020 suggère qu’une augmentation immédiate de l’aide humanitaire est nécessaire pour sauver des vies et éviter l’effondrement total des moyens de subsistance dans les comtés touchés, en particulier ceux dont les populations sont en situation de catastrophe (phase 5 de l’IPC) et d’urgence (phase 4 de l’IPC). La situation pourrait être aggravée si la formation récente du T-GONU entraîne un volume élevé de retours vers des endroits dont la plupart ne disposent pas des services de base nécessaires pour répondre à la demande accrue de survie.

 

Projet

Le projet vise à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et les possibilités de revenus parmi les populations vulnérables ciblées. Voici un aperçu de nos activités :

  • Nous aidons les ménages à adopter des techniques hybrides de production de volaille afin d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et les possibilités de revenus.
  • Nous organisons des formations pour les auxiliaires-vétérinaires (CAHWs) et le personnel auxiliaire travaillant dans le domaine de la santé des volailles, y compris les vétérinaires.
  • Nous améliorons la protection des moyens de subsistance en fournissant des services de santé animale à 150 000 animaux d’élevage.
  • Nous achetons divers médicaments vétérinaires, fournitures et équipements qui soutiennent la prestation de services de santé animale basée sur les coûts.
  • Nous améliorons les moyens de subsistance et les revenus.
  • Nous promouvons la santé/le bien-être psychosocial et mental des enfants et de leurs familles/responsables, protégeons leurs droits et améliorons la capacité des mécanismes de soutien à base communautaire à répondre et à faire face aux menaces et à promouvoir une coexistence pacifique.
  • Nous encourageons l’hygiène, la distanciation sociale et d’autres mesures pour endiguer le Covid-19.

Le programme est soutenu par la Direction du développement et de la coopération (DDC), Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Lesquels des 17 objectifs de développement durable des Nations Unies ce projet poursuit-il ?

 

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